C’est lors de mon dernier job que j’ai appris à faire cette recette que je tiens d’un collègue Vietnamien. En Belgique depuis 20 ans, sa cuisine a adopté des saveurs très belges (les pâtes au lieu des nouilles, les patates dans tous les plats, la sauce Maggi au lieu de la sauce soja,…)

Étant donné que le vendredi était très calme, il arrivait fréquemment qu’on le pousse, à force de supplications, à nous faire des nouilles à sa façon. C’est bon, c’est chaud, pleins d’odeurs et de saveurs, des vitamines à gogo et une très belle harmonie de couleurs… Que veut-on de mieux ?

Les ingrédients :

  • 1 paquet de spaghetti (ou autre pâte longue : capellini ou linguine)
  • de la viande : moi je mets deux blancs de poulet mais Anh Tuan ajoutait aussi de la viande de bœuf maigre. Le poids est à l’appréciation (je préfère ne pas en avoir de trop car ça se réchauffe moins bien une fois cuit). Mais toute viande peut être envisagée, je l’ai déjà vu mettre des scampis en plus du poulet et du bœuf, c’est en fonction des goûts et des courses… Pour la découpe, il vaut mieux faire de petits morceaux (qui pourraient être mangés aux baguettes) c’est plus facile. En dés ou en lanières fines donc.
  • des légumes : de nouveau, on est très fortement à la grosse louche sur ce point : Anh Tuan me faisait acheter poireaux, carottes et céleri vert et mettait un peu de chaque au ‘pifomètre’. J’ai raisonné le tout en proportionnant comme suit : un gros poireau coupé en gros tronçons(ou deux petits petits, selon le marché), 3 à 4 grosses carottes coupées en fines lamelles, le céleri vert : j’essaie qu’il y ait le même volume que pour les deux autres légumes et je débite les branches en petits tronçons. J’aime bien ajouter un poivron rouge aussi, je trouve que ça relève un peu le goût général. Anh Tuan me disait souvent que ça manquait de pousses de soja quand on les faisait au boulot donc si vous en avez sous la main, c’est parfait. J’ai déjà pensé à ajouter : des shiitakes, des pousses de bambou, des bébés maïs, des pois gourmands,…Tout est envisageable à partir du moment où ça vous goûte !
  • Ail et échalotes : en proportions variables selon chacun, je mets toujours 2 à 3 échalotes et quelques éclats d’ail finement hachés.
  • Œuf : 2 à 3 œufs battus, de nouveau selon les goûts.
  • De la sauce Maggi : petite sauce aromatisant les plats, de couleur brun foncé, dans une petit bouteille brune à base carrée avec un grand goulot surmonté d’un bouchon jaune. Une étiquette jaune couvre la base de la bouteille (et comme une petite image vaut mieux qu’un grand discours… Voici l’objet du crime
  • De l’huile. J’utilise de l’huile de maïs la plupart du temps, ou de tournesol. Il peut être intéressant d’utiliser une huile de type asiatique pour un résultat plus ‘crédible’ ou une huile aromatisée (de temps en temps, en promo chez Aldi par exemple)

 

La marche à suivre :

 

J’ai une marmite à pâtes avec la passoire intégrée, je peux donc égoutter mes pâtes sans jeter mon eau, ce qui me servira plus loin pour ma viande… A chacun sa façon de faire mais c’est la technique la moins contraignante que j’aie trouvée pour aller au plus vite.

 

  • Cuire les pâtes de manière classique. J’ai tendance à les laisser cuire plus longtemps pour qu’elles aient un fondant plus prononcé.
  • En parallèle, faire rissoler l’ail et les échalotes.
  • Réserver les pâtes avec l’ail et les échalotes dans un plat type tupperware. Couvrir pour éviter que les pâtes forment un amas compact et indestructible.
  • Faire cuire les morceaux de poulet dans l’eau des pâtes. Attendre que la viande remonte pour être sûr qu’elle est bien cuite.
  • En même temps, dans un wok ou une grande sauteuse, faire revenir les légumes avec sel-poivre-sucre (le sucre est important par rapport au goût final. Anh Tuan mettait aussi du glutamate de sodium… je n’ai jamais su trop bien à quoi ça servait mais celui ou celle qui peut me l’indiquer sera remercié :D) et sauce Maggi. Je mets en premier les légumes les plus durs à cuire (sans mauvais jeu de mot :p) pour qu’ils arrivent tous plus ou moins à une cuisson identique (ou du moins, à un moelleux identique).
  • Une fois le poulet cuit, réserver. Vider la marmite et la mettre sur feu vif. Couvrir le fond d’huile.
  • Verser les œufs battus dans l’huile chaude (l’huile est à bonne température lorsque quand vous jeter une petite goutte d’œuf, elle grésille et ‘explose’).
  • Remuer vivement et ajouter les pâtes, la viande et les légumes.
  • Le tout maintenant est d’obtenir quelque chose d’homogène.
  • Généreusement assaisonner (Maggi y compris) et laisser prendre un peu. Le meilleur c’est quand ça accroche un peu (mais ça c’est moi qui suis une pro-brûlé… Ce qui n’est pas une très bonne chose je l’avoue)
  • Servir très très chaud, c’est comme ça que c’est le meilleur !

 

Note personnelle : 9/10

C’est méga bon, vite fait (quand on en a l’habitude) pas cher (pour peu qu’on ne voie pas trop grand niveau viande) elle peut être mutli-visages (ajouter, retirer, échanger des ingrédients, prendre un autre type de pâtes, mettre des oignons rouges plutôt que des échalotes ou de la sauce soja à la place du Maggi… tout est possible!) mais un peu gras quand même… La cuisson à l’eau de la viande m’a permis de limiter l’apport de gras mais force est de constater que les légumes gardent tout ce qu’on leur donne (ainsi que les œufs). Mon homme adore, le petit adore, bref que des qualités. Ça se congèle méga bien et ça se réchauffe sans problème. 

 

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